Une galerie dans mon jardin #4
Tous les mois une chanson à dessiner
Ce mois-ci: rien ne se perd tout se transforme !
Voici comment recycler ses poissons d'avril tout en révisant sa clé de fa:
Tous les mois une chanson à dessiner
Ce mois-ci: rien ne se perd tout se transforme !
Voici comment recycler ses poissons d'avril tout en révisant sa clé de fa:
(tous les mois, une chanson à illustrer)
Une galerie plutôt en retard ce mois-ci :
- préparation de notre audition avec la classe de harpe de Mortain (J- 2!!!!)
+ une petite panne d'inspiration
(les techniciens ont travaillé d'arrache pied: tout est rentré dans l'ordre)
Bref,
tout vient à point pour qui sait attendre.
D'ailleurs, il n'est jamais trop tard pour rajouter des éléments aux galeries des mois précédents !!
(J'ai ouï dire que Mère Castor ne devrait pas tarder à dégainer un Piano Monstre...)
Ce mois-ci
une chanson qui sent bon la giboulée:
Attention: parachute obligatoire !!!!!
Pour revoir la vidéo sur le mode majeur et le mode mineur, c'est par ici.
Frère Jacques (dans sa version originale)
en ré majeur et en canon:
Frère Jacques en ré mineur (et toujours en canon),
repris par Gustav Mahler dans sa Symphonie n. 1 (3ème mouvement):
Juliette: Maudite Clochette
Tous les mois une chanson à lire et réfléchir
Du matin au soir, il faut courir dans l'escalier et le monter, et le descendre, et le monter,
Au ding ding oppressant de la clochette qui sonne et qui resonne et qui résonne et qui ordonne,
Pas une minute de répit, il faut croire que la patronne ne peut rien faire sans sa bonne.
Un coup pour aller l'habiller, deux pour le petit-déjeuner, c'est parti pour toute la journée,
Pour les affaires à repasser, pour les chaussettes de Monsieur, pour les chapeaux ou les cheveux,
Pour finir un sourire pincé en guise de vague merci Madame pense que ça suffit.
Maudite clochette, et maudit métier
Je fais la soubrette dans les beaux quartiers
Quand j'entends sonner je suis toujours prête
Modeste et discrète, serviable et zélée
En un mot ... parfaite ! Maudite clochette.
On peut dire que Madame sait faire marcher une maison au doigt, à l'œil, à la baguette,
Ici, maintenant, pour un oui, pour un non à tort ou à raison, elle fait sonner sa sonnettes
Alors surtout il faut se presser, ne pas traîner ni rêvasser, ne pas penser, ne pas penser.
Ding ding viens ici, va là-bas, ding ding fais ceci fais cela, ding ding préparez-nous le repas,
Ding ding servez le thé au salon, ding ding il nous faut du charbon, ding ding faites les cuivres à fond,
Ding ding de la cave au grenier, du haut en bas de l'escalier, des chambres aux cuisines,
Ding ding ding, ding ding ding.
Maudite clochette et maudit métier
Je fais la soubrette dans les beaux quartiers
Quand j'entends sonner je suis toujours prête
Mon corps et ma tête jamais fatigués
Et rien ne m'arrête! Maudite clochette
Madame s'arrange bien souvent pour sucrer mon jour de congé, oublie de me le redonner,
Quand je fais une course au marché elle recompte la monnaie, avant, après, on ne sait jamais,
Et s'il manque une petite cuiller on ne dit rien et l'on s'étonne, mais c'est la bonne qu'on soupçonne.
Comme elle a la fâcheuse manie de contrôler mes faits et gestes qu'elle veut savoir tout et le reste,
Cette garce surveille mes lectures, épluche mon maigre courrier, fouille ma chambre et mon passé,
Mais je ne dis rien, je serre les dents, l'âme humiliée, je ne suis personne qu'une domestique que l'on sonne.
Maudite clochette et maudit métier
Je fais la soubrette dans les beaux quartiers
Quand j'entends sonner je suis toujours prête
Pauvre marionnette tellement dévouée
Patiente et honnête! Maudite clochette
Mais je sais bien qu'une nuit viendra, nuit de colère, nuit de cendres, ding ding il me faudra descendre,
Madame a tellement peur de l'orage et comme Monsieur est parti faut que je lui tienne compagnie
Que je redresse ses oreillers, que je lui porte un verre de lait et plus vite que ça s'il vous plaît !
Tu ne devrais pas parler comme ça, pauvre Madame seule dans ton lit si vulnérable à ma folie,
Tu viens de sonner une fois de trop Il faut que cesse cette torture à coups de ciseaux de couture!
Et je vois dans ton regard perdu qu'il n'y a que ça que tu comprennes ton sang qui coule sur ma haine.
Maudite clochette et maudit métier
sais-tu que je souhaite, quand j'entends sonner,
Te couper la tête et la faire rouler
Du haut de l'escalier, les mâchoires serrées sur ta chère clochette! À jamais muette.
Ça va, ça va, on vient, on arrive……
Maudite clochette.
Le 7 février prochain, nous chanterons avec la classe de jazz.
Pour réécouter la chanson et revoir la vidéo, clique sur l'image:
Pour travailler la chanson lentement, cliquer ici
Pour travailler la chanson un peu plus vite cliquer là
Pour la travailler encore plus vite (on y est presque !!) cliquer là
Pour travailler la chanson au tempo cliquer ici
Evidemment, ce sera beaucoup plus joli avec les vrais instruments des élèves de Samuel !!
Plus d’à faire nous annonce Mère Castor…
Et bien soit,
En 2012, la Juliette elle prend l’escargot par les cornes
et elle propose un nouveau rendez-vous souterrain, une sorte d’à faire à l’envers :
Une Galerie dans mon jardin…
Un dessin, une photo, une citation… à partir d’une musique.
1) On écoute la musique en question à partir du premier jeudi du mois,
2) 0n la fredonne, sur son vélo, en épluchant les légumes....
3) On l'oublie,
4) On la retrouve,
5) On m’envoie sa participation par message, courrier, pigeon voyageur...
4) Je me débrouille pour mettre en forme tout ça et le poster sur mon blog.
Seriez-vous au rendez-vous si l’inspiration vous vient ?
Ce mois-ci :
Dominique A: Manset
Tous les mois une chanson à lire et réfléchir
Cette chanson, je l'ai cherchée pendant des mois...
Elle n'était disponible que sur un disque inédit, uniquement en vente sur la tournée de Dominique A
"C’est un grand pavillon au milieu d’une impasse
Il n’y est pas venu depuis quelques années
Ses sœurs sont déjà là et ses craintes levées
Des fois à se revoir on se dit que tout passe
Et sa mère est heureuse et c’est là l’essentiel
Et la table déborde et tout a l’air léger
Les je t’en veux d’hier meurent dans la bouteille
Finalement se revoir c’était une bonne idée
Ça ne l’était pas faut dire quand Papa était là
Finalement c’est lui qui l’a dit il fallait
Que quelqu’un se dévoue et la main sur son bras
Sa mère le reprend et lui dit s’il te plait
Mais dès lors tout déboule par à coups gentiment
Et les fois où mais si rappelle-toi…
D’anciennes guerres des nerfs tombent mortes du toit
— Et la musique l’horreur ! Tu te souviens Maman ?
— Il ne supportait pas sauf quand c’était Manset.
Tu savais que Papa il écoutait Manset ?
Il se passait les disques que tu avais laissés,
Ça ne m’étonne pas de lui qu’il t’en ait pas parlé
Il imagine son père qui écoute Lumières
Mais ça ne marche pas, l’un et l’autre sont loin
Il pense ça fait longtemps je r’écouterai demain
Et relève les yeux
Et regarde sa mère… "
Le spectacle des Nino's (J'avais pas vu Mirza), c'est demain !!
Et la première partie, c'est nous !!! :-)
La Mère Castor a dit "Déluge !!"
Juliette Citrouille répond: "Pas tout de suite !!"
(Non pas qu'elle soit hydrophobe ou hydrophuge, loin s'en faut,
mais écouter cet album, c'est un peu comme nager dans une eau calme et tiède
en plein mois de novembre
et par les temps qui courent, c'est pas du luxe...)
Jacques Higelin, Brigitte Fontaine:
Chansons d'avant le Déluge
(1967)
clique sur l'image pour écouter l'album
Duel (2011)
Une chanson qui raconte le temps qui passe sur ces voix,
et une amitié de plus de 40 ans... :
Prend ton maillot de bain et n'oublie pas d'aller voir par ici et par là !
Qu'y a-t-il de plus éloigné d'une chanson de Georges Brassens ?
La réponse est là:
Il y a quelques années, le groupe La Pompe moderne a réussi a habiller cette chanson à la manière de Georges:
avec pipe, moustache, guitare et regard qui tue.
Sacrilège ???
(En tout cas, l'exercice est intéressant)
Pour écouter tous les titres de La Pompe moderne, c'est par là
Il y a 10 ans, pour les vingt ans de la mort de Brassens, un très bel album hommage est sorti:
clique sur l'image pour écouter l'album
Il y a quelques jours, le 29 octobre, nous avons commémoré les 30 ans de la mort de Georges Brassens.
Chanson pour l'Auvergnat est une de ses chansons les plus célèbres.
Elle est en do mineur mélodique descendant. Georges Brassens aimait la sobriété, il utilisait donc beaucoup cette gamme:
Il a offert cette chanson à Juliette Greco.
Elle a bien sur changé la tonalité pour adapter la chanson à sa voix.
Elle a aussi changé l'arrangement de l'accompagnement,
mais elle a surtout modifié la mélodie: elle a glissée une seconde augmentée, propre à la gamme mineure harmonique,
gamme beaucoup plus expressive mais très éloignée de l'univers de Brassens.
Les intentions qu'elle a mises dans les mots sont également très différentes de celles de Georges Brassens.
Celui-ci était d'ailleurs un peu étonné de la manière dont Juliette Gréco s'est emparé de cette chanson,
notamment la manière dont elle prononçait "les crrrroquantes et les crrroquants".
Il disait: "je n'ai pas écrit cela !!"
Georges Brassens et Juliette Gréco
La noblesse et son antonyme*:
la valse et la java
Nous avons déjà parlé de la valse ici et là.
(Pour briller en société, il est d'ailleurs élégant d'affirmer lors d’un dîner
que la valse est une danse binaire à sensation ternaire...)
La valse, est une danse noble et digne,
la java est une danse populaire, un pied de nez à la valse:
Si la valse glisse et tourne, la java piétine...
Si la valse est jouée par un orchestre symphonique avec violons, costumes, chef et baguette,
la java est jouée, par un orchestre musette avec accordéon...
Si la valse s'écoute, la java se chante...
Si la java se danse à la guinguette, la valse se danse au salon......
Si en dansant la valse on se touche à peine,
il est de bon ton de poser délicatement ses mains sur les fesses de sa cavalière
en dansant la java !!!
Dans la bande-son de l'à faire du mois d'octobre, il y a des javas, et encore des javas !!
La valse, ça suffit comme ça !
(à écouter en faisant une tarte à la citrouille ou en regardant ça)
Aujourd’hui c’est la fête à la Juliette, alors vive les Citrouilles !!!
Et puis c’est le début de la saison 2 de l’à faire du mois chez moi.
Alors je m'offre 2 Java de la Varenne dans cette playlist
(je la chante quand je suis triste... essayez, cette chanson fait des miracles ! :-)
*Antonyme car il y a des mots que je m'interdis sur ce blog.
Pourriture en fait partie (mais aussi godasse, Sardou, crassulaceae...)
Mes excuses à Mère Castor.