15 avril 2012

La chanson du mois # 3

Le Parti d'en rire

(tous les mois une chanson à lire et à réfléchir...)

 

 

les 4 barbus

 

Un boléro de circonstances

 

En cette période de campagne électorale, une chanson me revient en mémoire

(Je me demande d'ailleurs comment j'ai bien pu ne pas y penser à ce moment-là)

La musique est de Maurice Ravel (1928)

Le texte est de Francis Blanche (1959)

(Ne le dites à personne, mais quand j'étais petite,

je croyais que c'était Maurice qui avait copié la musique de Francis...)

 

 

Oui ! Notre parti ! Parti d’en rire !
Oui ! C’est le parti de tous ceux qui n’ont pas pris de parti

Sans parti pris nous avons pris le parti
De prendre la tête d’un parti
Qui soit un peu comme un parti
Un parti placé au dessus des partis
En bref, un parti, oui
Qui puisse protéger la patrie
De tous les autres partis
Et ceci
Jusqu’à ce qu’une bonne partie
Soit partie
Et que l’autre partie
C’est parti
Ait compris
Qu’il faut être en partie
Répartis
Tous en un seul parti
Notre parti.

Nous avons placé nos idéaux
Bien plus haut
Que le plus haut
Des idéaux
Et nous ferons de notre mieux
Cré vindieu de vindieu de vindieu
Pour que ce qui ne va pas aille encore mieux
Oui pour vivre heureux
Prenons le parti d’en rire
Seules la joie et la gaieté peuvent nous sauver du pire
La franche gaieté
La saine gaieté
La bonne gaieté des familles

Oui ! Notre parti ! Parti d’en rire !
Oui ! C’est le parti et puis ça va comme ça pour aujourd'hui !

Nos buts sont déjà fixés:
Réconcilier les oeufs brouillés
Faire que le veau d’or puisse se coucher
Apprendre aux chandelles à se moucher
Aux lampes-pigeons à roucouler
Amnistier les portes condamnées
A l’exception des portes-manteaux
(tiens ça rime pas - je sais, je sais)
C’est pour ça qu’y peuvent s’accrocher
Exiger que tous les volcans
Soient ramonés une fois par an
Simplifier les lignes d’autobus
En supprimant les terminus
Et pour prouver qu’on n’est pas chiches
Faire beurrer tous les hommes-sandwichs

Voilà quel est notre programme
Voilà le programme
Demandez le programme
On le trouve partout
Je le fais cent sous
Pas d’hérésie!

Et voici... ce qu’est notre parti
Oui!

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12 mars 2012

La chanson du mois # 3

 

 

Arman Mélies:

Néons blancs & Asphaltine

(tous les mois une chanson à lire et réfléchir)

 

neons blancs

 

 

Chercheurs d’or, néons blancs et asphaltine

Se disputent à l’infini

Ces hectares de pierre

Où enfant on dansait

Vieux trésors, herbes folles et opalines

Sous des chapes de molesquine

Sommes nous plus sages, plus dociles ?

           

Des déserts, des rocades en bataille

Des dessertes, des dédales à péages

Et des airs de mille ans aux accents militaires

Du haut du belvédère

C’est la route qu’on devine

C’est beau c’est populaire, l’asphaltine.

 

C’est l’âge d’or, néons blancs et asphaltine

Ont dévoré les collines

Ces mers imaginaires

Où enfant on tanguait

 

Des déserts, des rocades en bataille

Des dessertes, des dédales à péages

 Et des airs de mille ans aux accents militaires

Du haut du belvédère

C’est la route qu’on devine

C’est beau c’est populaire, l’asphaltine.

 

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10 février 2012

La chanson du mois # 2

 

Juliette: Maudite Clochette

Tous les mois une chanson à lire et réfléchir

  

Juliette Maudite Clochette 

 

Du matin au soir, il faut courir dans l'escalier et le monter, et le descendre, et le monter,

Au ding ding oppressant de la clochette qui sonne et qui resonne et qui résonne et qui ordonne,

Pas une minute de répit, il faut croire que la patronne ne peut rien faire sans sa bonne.

Un coup pour aller l'habiller, deux pour le petit-déjeuner, c'est parti pour toute la journée,

Pour les affaires à repasser, pour les chaussettes de Monsieur, pour les chapeaux ou les cheveux,

Pour finir un sourire pincé en guise de vague merci Madame pense que ça suffit.

  

Maudite clochette, et maudit métier

Je fais la soubrette dans les beaux quartiers

Quand j'entends sonner je suis toujours prête

Modeste et discrète, serviable et zélée

En un mot ... parfaite ! Maudite clochette.

 

On peut dire que Madame sait faire marcher une maison au doigt, à l'œil, à la baguette,

Ici, maintenant, pour un oui, pour un non à tort ou à raison, elle fait sonner sa sonnettes

Alors surtout il faut se presser, ne pas traîner ni rêvasser, ne pas penser, ne pas penser.

Ding ding viens ici, va là-bas, ding ding fais ceci fais cela, ding ding préparez-nous le repas,

Ding ding servez le thé au salon, ding ding il nous faut du charbon, ding ding faites les cuivres à fond,

Ding ding de la cave au grenier, du haut en bas de l'escalier, des chambres aux cuisines,

Ding ding ding, ding ding ding.

 

Maudite clochette et maudit métier

Je fais la soubrette dans les beaux quartiers

Quand j'entends sonner je suis toujours prête

Mon corps et ma tête jamais fatigués

Et rien ne m'arrête!  Maudite clochette

 

Madame s'arrange bien souvent pour sucrer mon jour de congé, oublie de me le redonner,

Quand je fais une course au marché elle recompte la monnaie, avant, après, on ne sait jamais,

Et s'il manque une petite cuiller on ne dit rien et l'on s'étonne, mais c'est la bonne qu'on soupçonne.

Comme elle a la fâcheuse manie de contrôler mes faits et gestes qu'elle veut savoir tout et le reste,

Cette garce surveille mes lectures, épluche mon maigre courrier, fouille ma chambre et mon passé,

Mais je ne dis rien, je serre les dents, l'âme humiliée, je ne suis personne qu'une domestique que l'on sonne.

 

Maudite clochette et maudit métier

Je fais la soubrette dans les beaux quartiers

Quand j'entends sonner je suis toujours prête

Pauvre marionnette tellement dévouée

Patiente et honnête! Maudite clochette

 

Mais je sais bien qu'une nuit viendra, nuit de colère, nuit de cendres, ding ding il me faudra descendre,

Madame a tellement peur de l'orage et comme Monsieur est parti faut que je lui tienne compagnie

Que je redresse ses oreillers, que je lui porte un verre de lait et plus vite que ça s'il vous plaît !

Tu ne devrais pas parler comme ça, pauvre Madame seule dans ton lit si vulnérable à ma folie,

Tu viens de sonner une fois de trop Il faut que cesse cette torture à coups de ciseaux de couture!

Et je vois dans ton regard perdu qu'il n'y a que ça que tu comprennes ton sang qui coule sur ma haine.

 

Maudite clochette et maudit métier

sais-tu que je souhaite, quand j'entends sonner,

Te couper la tête et la faire rouler

Du haut de l'escalier, les mâchoires serrées sur ta chère clochette! À jamais muette.

 

Ça va, ça va, on vient, on arrive……

Maudite clochette.

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04 janvier 2012

La chanson du mois # 1

 

Dominique A: Manset

Tous les mois une chanson à lire et réfléchir

 

 

kick-peplum

 

Cette chanson, je l'ai cherchée pendant des mois...

Elle n'était disponible que sur un disque inédit, uniquement en vente sur la tournée de Dominique A

 

  

"C’est un grand pavillon au milieu d’une impasse
Il n’y est pas venu depuis quelques années
Ses sœurs sont déjà là et ses craintes levées
Des fois à se revoir on se dit que tout passe
Et sa mère est heureuse et c’est là l’essentiel
Et la table déborde et tout a l’air léger
Les je t’en veux d’hier meurent dans la bouteille
Finalement se revoir c’était une bonne idée
Ça ne l’était pas faut dire quand Papa était l
à

Finalement c’est lui qui l’a dit il fallait
Que quelqu’un se dévoue et la main sur son bras
Sa mère le reprend et lui dit s’il te plait
Mais dès lors tout déboule par à coups gentiment
Et les fois où mais si rappelle-toi…
D’anciennes guerres des nerfs tombent mortes du toit
— Et la musique l’horreur ! Tu te souviens Maman ?
— Il ne supportait pas sauf quand c’était Manset.
Tu savais que Papa il écoutait Manset ?
Il se passait les disques que tu avais laissés,
Ça ne m’étonne pas de lui qu’il t’en ait pas parlé
Il imagine son père qui écoute Lumières
Mais ça ne marche pas, l’un et l’autre sont loin
Il pense ça fait longtemps je r’écouterai demain
Et relève les yeux
Et regarde sa mère… "

 

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